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Voici quelques "trucs" utiles pour bien préparer ses bolides :
La première chose à faire est de démonter entièrement votre voiture.
Ensuite, il vous faudra roder le moteur. La durée du rodage varie suivant
les modèles : Pour les Mabuchi gris Scalex, environ 2 à 3 heures suffisent.
Les RX Scalex Espagne (SCX) ont besoin d’un peu plus 5 / 6 heures.
Le rodage permet au moteur de fournir toute sa puissance dès la première
course et d’être un peu plus fiable à l’usage. Pour le rodage, il existe
plusieurs méthodes, deux à ma connaissance.
La plus simple, qui est aussi la plus longue, consiste à faire tourner
le moteur au ralenti pendant le temps nécessaire. Il faut, pour cela,
enlever l’axe arrière et poser le châssis sur un bout de piste alimentée.
Une petite cale en adhésif double face assez épais empêchera le châssis
de toucher la piste et de bouger. L’idéal est de disposer d’un transfo
à plusieurs positions de puissance.
Le rodage devrait se faire avec une tension proche de celle qui sera utilisée
en course. On s’est aperçu qu’un moteur rodé en 14v (exemple) marchait
bien en 14 et pas forcément en 16 ou en 12.
Une fois la tension fixée, il faut bloquer une poignée, avec du ruban
adhésif, sur la position minimum.
Pensez à mettre une petite goutte d’huile, de temps en temps sur l’arbre
moteur. Il est utile de coller (Néoprène gel) le moteur sur le châssis
ou sur son support, cela évite qu’il bouge et cela réduit les sauts que
peut faire l’arrière de la voiture à l’accélération tout en fiabilisant
la transmission. C’est tout ce qu’il y a à faire pour les moteurs.
Je rappelle qu’il est interdit d’ouvrir les moteurs pour les modifier.
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Les axes de roues doivent être le plus droit possible, de façon à ce que
les roues tournent rond et à condition qu’elles ne soient pas voilées.
Les paliers d’axe arrière en laiton ou en plastique doivent laisser le
moins de jeu possible à l’axe.
Si vous n’en trouvez pas d’assez " serrés ", il vous reste la possibilité
de ré-aléser l’intérieur du palier. Il suffit de sortir l’axe du châssis
et d’enlever les roues. Vous mettez votre palier sur l’axe, vous faites
tomber une goutte de colle " cyano " sur l’axe, là où se trouvera le palier
une fois l’axe dans le châssis.
Sans attendre, ça sèche très vite, faites tourner le palier sur l’axe
jusqu'à ce que la colle ait durci à l’intérieur du palier.
Enlever l’excédent de colle qui a séché sur l’axe et, normalement, le
jeu entre le palier et l’axe est nul sans que cela freine la rotation.
Le but de la manœuvre est de supprimer tout jeu superflu qui entraîne
des sautillement de l’arrière de la voiture à l’accélération.
Pour éviter de perdre une roue en cours de route, les jantes devront être
collées à la " cyano " sur l’axe.
Attention à ne pas faire couler de la colle sur les paliers ! Là aussi,
assurez-vous que les jantes tournent le plus rond possible.
Le principal gain de performance se fait grâce aux pneus.
Une voiture débarassée de son aimant aura souvent tendance
à "désloter", c-a-d sortir brutalement de son
guide sans "prévenir". Une diminution par limage du diamètre
des pneus avant résoud souvent sensiblement le problème.
Il faut choisir, si le règlement le permet, des pneus dont la hauteur
devra être la plus faible possible.
Le gain en vitesse de pointe, quand les roues avant ne touchent pas la
piste, est sensible. Néanmoins, des pneus trop fins peuvent être un handicap
dans les virages. La voiture ne pouvant s’appuyer sur ses roues aura tendance
à basculer et à partir en tonneau. Il faut trouver le bon compromis.
Pour les pneus arrière, le travail est un peu plus compliqué. Il
faut d’abord choisir le bon diamètre. Plus le pneu est bas plus les accélérations
sont vives et le freinage important. Par contre, la vitesse de pointe
sera faible. A vous de trouver le bon compromis, suivant la longueur des
lignes droites de votre circuit, entre vitesse de pointe et accélération.
Il faut aussi tenir compte que des pneus " taille basse " sont un avantage
dans les virages. Ils abaissent le centre de gravité. La voiture tient
mieux la route.
Pour tailler les pneus, il faut monter un axe avec une jante sur une perceuse
et de travailler la gomme avec du papier de verre. Il faut y aller doucement
pour ne pas abîmer et ovaliser le pneu.
On peut aussi nettoyer ses pneus avec un chiffon imbibé d’essence " C
" ou " F ". Je déconseille le " Trichlo " qui est facilement inflammable
et qui " attaque " sérieusement les voies respiratoires.
L'ajout
d'un petit lest en plomb, collé au double-face au chassis, peut
aussi compenser la perte de l'aimant. A vous d'effectuer des essais en
modifiant l'emplacement et le poids pour obtenir la voiture la plus "facile".
Enfin, il faut remonter la voiture en prenant soin de vérifier que les
câbles ne sont pas coincés et qu’ils n’empêchent pas le guide de pivoter.
N’oubliez pas les petites gouttes d’huile aux endroits stratégiques.
Lorsque vous revissez la carrosserie, si le règlement le permet, ne serrez
pas la ou les vis à fond. Cela donne de la souplesse dans les réactions
de la voiture.
Au cas où vous desserrez la vis, pensez à poser un bout de ruban adhésif
sur le puits de la vis afin qu‘elle ne tombe pas sur la piste si elle
venait à se desserrer complètement.
Quand il est autorisé d’enlever l’ampoule de l’éclairage,il ne faut pas
s’en priver. L’éclairage consomme du courant et nous fait perdre jusqu'à
deux dixièmes au tour. Ca n’a l’air de rien, mais c’est énorme.
Voilà,
si vous avez bien travaillé, vous disposez maintenant d’une bonne auto
qui devrait être fiable et vous permettra d’envisager de bons résultats...
Merci
au SCIF pour ces précieux conseils.
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